Ce qu'il faut savoir pour réussir ses études de médecine à Besançon
Gordon•10/03/2026 08:01•10 min de lecture
Alors que les ressources numériques pour préparer les concours de santé se multiplient, la réalité de la première année à Besançon reste exigeante, même pour les bacheliers les plus brillants. L'accès aux filières MMOPK est de plus en plus transparent sur le papier, mais le taux de sélection final reste sévère. Pourtant, entre organisation, accompagnement et stratégie, certains étudiants parviennent à se démarquer - pas par magie, mais par méthode.
Comment est structurée la première année de santé à Besançon ?
Le choix entre PASS et LAS à l'UFC
L’Université de Franche-Comté propose deux voies d’accès à la première année des études de santé : le Parcours Accès Santé Spécifique (PASS) et la Licence avec Accès Santé (LAS). Le PASS allie des enseignements de santé à une mineure dans une autre discipline, tandis que la LAS permet d’intégrer la santé via une licence de biologie ou de sciences, tout en suivant des unités spécifiques. Cette double option permet de garder une porte de sortie universitaire en cas de non-réussite en première année. Toutefois, ne pas sous-estimer la mineure peut coûter cher : un échec dans cette partie du cursus peut entraîner l’élimination globale, même avec un bon résultat en santé. Avant de s'inscrire à l'UFR Santé, il est essentiel de bien comprendre comment s'articule un parcours médical dans la cité bisontine.
Le numerus apertus et les capacités d'accueil
Contrairement à un numerus clausus, le nombre d’étudiants admis en deuxième année n’est pas fixe d’avance, mais déterminé par le numerus apertus, qui varie selon les besoins régionaux en professionnels de santé. Ce seuil est défini par les autorités académiques et sanitaires, en tenant compte des capacités d’accueil des hôpitaux et des structures de formation. À Besançon, cela se traduit par une sélection à l’issue des épreuves écrites, suivie éventuellement d’un entretien oral pour les candidats proches du seuil final. La sélection se joue sur plusieurs critères : résultats aux QCM, classement dans la promotion, et parfois évaluation orale. L’objectif est de former des professionnels adaptés aux besoins du territoire, notamment dans des spécialités sous-dotées.
Les piliers du cursus en première année
📘 Anatomie : approfondie dès les premiers mois, avec modèles 3D et séances de dissection
🧪 Biochimie cellulaire et moléculaire : fondamentale pour comprendre les processus pathologiques
📐 Biophysique et biostatistiques : souvent sous-estimée, elle pèse lourd dans les classements
🫀 Physiologie : enseignement progressif sur les systèmes organiques
📚 Organisation par semestres avec examens finaux en janvier et mai
Le tutorat étudiant, mis en place par les anciens, joue un rôle clé : conseils, annales corrigées, groupes d’entraînement. Il est souvent gratuit ou très peu coûteux, et s’appuie sur l’expérience récente des internes. En revanche, son efficacité dépend fortement de la mobilisation des étudiants et de la qualité des supports.
Comparatif des outils de réussite : Tutorat vs Prépa
🔍 Critère
🎓 Tutorat Universitaire
🏛️ Prépa Privée
Coût
Gratuit ou faible coût (50 à 150 €/an)
Entre 5 000 et 6 000 € pour l’année
Encadrement
Par des étudiants avancés (P2, DCEM)
Par des enseignants spécialisés ou anciens internes
Supports de cours
Mises à jour fréquentes, adaptées au programme local
Parfois génériques, moins alignés sur l’UFC
Entraînements
QCM hebdomadaires, annales récentes
Séances intensives, stages de pré-rentrée
Ce tableau montre que le tutorat universitaire est largement accessible et souvent très efficace, mais demande beaucoup d’autonomie. Les prépas privées offrent un cadre structuré, mais leur rentabilité dépend du niveau initial de l’étudiant. Sur place, certaines formules proposent un accompagnement inclus sans surcoût, ce qui peut faire la différence pour les boursiers.
Un environnement de formation complet
Proximité avec le CHU Minjoz
Le campus des Hauts du Chazal jouxte directement le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, ce qui offre un avantage indéniable : une immersion clinique précoce dès la deuxième année. Cette proximité facilite l’accès aux stages, aux conférences et aux rencontres avec les praticiens hospitaliers. Les étudiants peuvent assister à des séances d’observation, ce qui ancre la théorie dans la réalité du terrain. L’accès à la bibliothèque médicale, aux salles de simulation et aux laboratoires est simplifié, et les déplacements sont minimes. En clair, on gagne un temps précieux chaque semaine - du temps qu’on peut consacrer à réviser, dormir, ou simplement respirer.
Apprendre à apprendre et rester en forme
Apprendre à apprendre : les méthodes efficaces
La quantité de matière est écrasante, mais l’efficacité ne vient pas des heures passées, mais de la méthode. La répétition espacée, par exemple, est largement plébiscitée : en révisant à intervalles croissants, on ancre durablement les connaissances. Des outils numériques comme les flashcards ou les applications de QCM permettent de l’automatiser. La mutualisation du travail est tout aussi importante. Former un petit groupe de travail avec 3 ou 4 camarades permet de challenger ses connaissances, de partager des supports, et de ne pas sombrer dans l’isolement.
Gérer le stress en période de révisions
Le stress est inévitable, mais il ne doit pas devenir paralysant. Le sommeil, souvent sacrifié, est pourtant fondamental : c’est pendant la nuit que le cerveau consolide les apprentissages. Une hygiène de vie basée sur un rythme régulier, une alimentation équilibrée et des pauses courtes mais fréquentes améliore nettement la performance.
La cohésion entre étudiants bisontins
Malgré la sélection, l’entraide existe. Les BU (Bibliothèques Universitaires) deviennent des lieux de rencontre où les étudiants échangent, se soutiennent, et parfois organisent des sessions de révision en commun. Ce réseau joue un rôle protecteur, surtout en période critique.
De la première année à la spécialisation
Le passage en deuxième et troisième année
Réussir la PASS ou la LAS n’est que le premier obstacle. Les années suivantes, en D2 et D3, sont tout aussi exigeantes, avec un rythme soutenu entre cours théoriques, stages en milieu hospitalier et préparation aux examens internes. L’objectif : passer les Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), qui déterminent l’accès à l’internat et le choix de spécialité.
La préparation aux EDN à Besançon
À Besançon, les étudiants sont accompagnés dès la troisième année dans leur préparation aux EDN. Des séances de QCM ciblés, des mises en situation et des points méthodologiques sont proposés pour optimiser les chances. L’université s’appuie sur des anciens internes pour dispenser ces entraînements, ce qui donne un réel avantage pratique.
Les opportunités de spécialisation locale
La Franche-Comté se distingue dans plusieurs domaines, notamment en médecine légale, médecine nucléaire et santé mentale. Ces spécialités, parfois moins prisées, offrent de réelles opportunités d’installation ou d’engagement public. Choisir une voie moins concurrentielle peut être un pari malin.
Intégrer la vie étudiante à Besançon
Se loger près de la faculté de santé
Le choix du logement a un impact direct sur le quotidien. Les étudiants privilégient généralement les quartiers proches du campus : Hauts du Chazal, Planoise ou encore Palente. Un trajet court, c’est du temps gagné pour étudier, dormir ou cultiver un minimum de vie sociale.
Les services dédiés aux étudiants de l'UFC
Le CROUS propose des logements sociaux, des bourses, et des aides d’urgence. Le service santé universitaire assure un suivi psychologique et médical, crucial en période de pression. Ces dispositifs sont souvent sous-utilisés, alors qu’ils peuvent faire la différence.
Le rôle des associations étudiantes
La Boudu (Bureau des Étudiants de l’UFR Santé) joue un rôle central : intégration, organisation d’événements, diffusion d’informations pratiques. Participer à ses activités, même ponctuellement, permet de tisser des liens et de se sentir moins seul face à l’effort collectif.
Les questions fréquentes des lecteurs
Est-ce une erreur de négliger la mineure en PASS pour se concentrer sur la santé ?
Oui, c’est un piège courant. La mineure compte dans la moyenne globale, et un échec dans cette matière peut entraîner l’élimination, même avec un bon résultat en santé. Il faut donc l’aborder sérieusement, sans pour autant y consacrer la majorité du temps.
Comment fonctionne le système des 'grands admis' à Besançon après les écrits ?
Les étudiants qui dépassent nettement le seuil d’admission en écrits sont classés "grands admis" : ils passent automatiquement en deuxième année sans oral. Ce dispositif vise à récompenser les meilleurs et à alléger les épreuves orales pour les places restantes.
Quel est le meilleur moment pour commencer à réviser le programme de PASS ?
Le plus tôt possible, mais sans surcharge. Une pré-rentrée bien structurée, avec un focus sur les bases (anatomie, biologie cellulaire), permet de démarrer l’année serein. L’essentiel est de créer un rythme durable, pas de tout faire en une semaine.